Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Hélène Grimaud

dimanche 24 mai 2015


Resmusica.com

17 mai

Hélène Grimaud sauvée des eaux par Brahms

Resmusica.com La venue de la pianiste Hélène Grimaud fait toujours l’événement. Quand elle se propose de jouer loin des habituels grands centres culturels, l’attirance d’un public mélomane prend alors toute son importance. Dans le tout récent et splendide auditorium du Collège du Rosey, œuvre de l’architecte vaudois Bernard Tschumi, l’audacieuse architecture extérieure du bâtiment recouvert d’une toiture de panneaux métalliques fait penser à une immense soucoupe volante posée au sol. Difficile d’imaginer que cette bâtisse d’acier et de verre renferme, autour de ses escaliers et colonnes de béton lissé, une salle de spectacle de 900 places. En pénétrant dans cette grande salle rectangulaire aux parois de bois aggloméré, l’effet visuel en trompe-l’œil est saisissant. On se croirait dans la salle d’un palais de marbre beige. C’est dans cet univers particulier que Hélène Grimaud propose son nouveau récital qui, ainsi qu’elle l’introduit elle-même, s’attache à un choix de pièces musicales qui « se concentrent sur la nature colorée, décorative, atmosphérique et poétique de l’eau ». Avançant vers son instrument, la démarche posée, émanant d’un calme apparent, elle impose l’attention avant même le début de son concert. Etonnante sensation d’une douce autorité. Un bref salut et elle prend possession de son instrument pour ce récital particulier. A souligner la performance de cette première partie s’articulant autour d’une suite pratiquement ininterrompue de huit œuvres de compositeurs différents. Dans la salle complètement obscurcie, le piano d’Hélène Grimaud sonnera pendant quarante-cinq minutes pratiquement ininterrompues, les mains de la pianiste ne quittant jamais le clavier entre les différents morceaux. Les œuvres se succèdent en tentant d’insuffler sur le public ces images de poésie aquatique. Des gouttelettes de la pluie de Toru Takemitsu aux profondeurs abyssales de la Cathédrale engloutie de Debussy en passant par la tempête imagine par Fauré, Hélène Grimaud fait montre de son irréprochable technique pianistique pour donner une image impressionniste de ces musiques. Peut-être qu’une utilisation plus parcimonieuse de la pédale aurait rendu le discours musical plus clair. Pour le béotien, comme pour le mélomane, il est parfois difficile de ressentir le passage d’un compositeur à l’autre. Heureusement que les pages très typées de Almeria de la Suite Iberia d’Albeniz étaient là pour remettre un jalon dans l’avalanche et presque confusion musicale. Si le jeu d’Hélène Grimaud ne supporte aucune critique du point de vue technique, on peut avoir quelques réserves en ce qui concerne l’expressivité profonde de sa musique. On sent la soliste comme retenue, distante, presque insensible au lyrisme. Etrange sentiment qui semble ne pas coller avec la personne même d’Hélène Grimaud dont on sait la grande profondeur d’âme. Après l’entracte, la pianiste offre sa conception de la Sonate no. 2 en fa dièse mineur op.2 de Brahms. D’emblée, l’énergie dégagée laisse entrevoir une interprétation en contraste total d’avec la première partie de ce récital. Tout au long de cette sonate, Hélène Grimaud affiche magnifiquement les exigences de cette partition. Offrant un piano puissant, viril, structuré, la pianiste se laisse emporter par la musique de Brahms. Avec elle on vibre. On vibre à une musique qu’elle fait vivre avec des couleurs extraordinaires. Que ce soit dans la délicatesse de ses pianissimo ou dans la vigueur des contrastes. Toutefois, si ses sonorités des basses restent impressionnantes, celles des plus hautes notes du clavier sont moins convaincantes. A la magnificence éthérée des premières notes du final succède la brillance des dernières mesures superbement révélées par le cristal surgissant des doigts d’Hélène Grimaud. Avec cette deuxième partie de concert sensiblement plus intéressante que la tentative pianistique d’entraîner le spectateurs dans un monde peut-être trop intellectualisé, Hélène Grimaud s’est sauvée des eaux avec la musique de Brahms dont elle est une magnifique interprète. Crédit photographique : Mat Henneck/DG

Carnets sur sol

Aujourd'hui

La première quinzaine de juin

Notre sélection mensuelle de concerts que, forcément, vous alliez manquer. 1er – Bouffes du Nord – Onslow et Alkan (plus Beethoven et Chopin, il faut bien remplir) par Bertrand et Amoyel. 2 – Bouffes du Nord – Quatuors d'Onslow, Debussy et Lekeu (Adagio) par le Quatuor Diotima. Hélas un peu cher (25€ en prix plancher pour de la musique de chambre interlope). Mais programme fantastique, par des interprètes en vogue (et très virtuoses, en l'occurrence). 2 – Centre Culturel Tchèque – Eliška Horehleďová (flûte) et Vendula Urbanová (piano) dans Bach, Mozart (Ah ! vous dirai-je), Schubert (Trockne Blumen !), Luboš Fišer (Sonate pour piano) et Otmar Mácha (Variations pour flûte et piano). 10€. 2 – Auvers-sur-Oise – Hélène Grimaud joue Takemitsu, Berio, Albéniz, Janáček au milieu d'autres œuvres de compositeurs plus courus. 2 – Notre-Dame – Jolivet et Alain par la Maîtrise et le PSPBB. 2 – Saint-Louis des Invalides – Messa di Gloria de Puccini (Chœur & Orchestre des Universités de Paris). 2 – Saint-Eustache – Messa di Gloria de Puccini (Ensemble Vocal de l'École Polytechnique), couplé avec la Messe en ut de Mozart. 2 – Bondy – Concert de fin d'année de la Pré-Maîtrise de Radio-France (gratuit) ; programme toujours pas annoncé (!). 3 – Oratoire du Louvre – Œuvres sacrées de Rossi, Cambefort, Boësset à 5, madrigaux de Strozzi, ballets royaux de LULLY, Monteverdi… Par les Correspondances de Daucé, en plus ! 3 – Bouffes du Nord – Trios avec piano d'Onslow et Saint-Saëns. 4 – Saint-Roch – Sesto Libro de Gesualdo (un des plus beaux), solistes du Collegium Vocale, Herreweghe. 5 – Bouffes du Nord – Papavrami & Guy dans Kreutzer, Hérold, Montgeroult et Beethoven. 9 – Maison de la Radio (studio 104) – Barber, Beach, Billing, Carter, Copland, Thompson et Toch (je veux entendre ça en vrai !) par la Maîtrise de Radio-France. 15€. 9 – Saint-Gabriel (Paris) – Musiques baroques italiennes : D'Astorga, Vivaldi, Caldara (Orchestre de chambre d'Île-de-France, Ensemble vocal Loré). 10, 16h à 17h – Saint-Eustache – Récital de fin d'année de classe d'orgue du CNSM. 10, 19h à 21h– Notre-Dame – Récital de fin d'année de classe d'orgue du CNSM. 10 – Temple de Versailles – Troisième partie de l'intégrale des trios à cordes de Beethoven (Trio Euterpe). 11 – Notre-Dame-du-Liban – Cavalleria Rusticana avec l'Orchestre Ut Cinquième (amateur) et notamment Daniel Galvez-Vallejo ! Libre participation. 12, 19h – Rue musicale de la Philharmonie – Folk Songs pour Chœur d'Enfants (de l'Orchestre de Paris) de Ralph Vaughan Williams. Gratuit. 12 – Gaveau – Chœur National de Russie : chants liturgiques et populaires (Tchaïkovski, Rachmaninov, Khatchaturian…). 12 – Église évangélique allemande – Suite pour 13 vents de R. Strauss, Apollon Musagète, Concerto « pour piano et cordes » de Bach (fa mineur). Excellent ensemble à géométrie variable (sans nom, mais de niveau professionnel), direction Éric van Lauwe. Libre participation. 13 – Église du Vaudoué (77) – Le Quatuor Alinde joue Haydn, Beethoven et Nielsen. 13 – Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux – Cavalleria Rusticana avec l'Orchestre Ut Cinquième (amateur) et notamment Daniel Galvez-Vallejo ! Libre participation. 13 – Maison de la Musique de Nanterre – TM+ joue notamment Ivan Fedele. 13 – Auvers-sur-Oise – Maria-João Pires et Lilit Grigoryan jouent Beethoven et Kurtág. … la seconde quinzaine plus tard.






Les blogs Qobuz

16 janvier

Une « standing ovation » – L’opiniâtreté de Pierre Boulez – L’ère de l’enveloppement – L’Orchestre de Paris sur la Terre promise – Ravel, musicien pour célébrations – Un Varèse inattendu

Ce feuilleton, qui s’appelle « Philharmonie de Paris », vient de vivre cette semaine l’épilogue de sa première période en présence du président de la République qui a été salué à son arrivée dans la nouvelle salle par une « standing ovation » — inimaginable une semaine plus tôt. Merci les mélomanes ! Laurent Bayle, l’homme qui, contre vents et marées, a tenu la barre. (DR) Le dernier grain de sable Il est vrai que, dans cette affaire, tenue à bout de bras pendant plus de trente ans (!) par Pierre Boulez, grâce à son opiniâtreté, à son prestige international et à la peur panique de ses interlocuteurs politiques devant la rudesse de son langage, les difficultés se sont accumulées jusqu’au dernier jour ; dernier couac du feuilleton : la colère de l’architecte Jean Nouvel, coutumier du fait, qui voulut retarder l’ouverture officielle jusqu’à ce que le dernier grain de sable du dernier couloir du dernier étage fut proprement balayé. Laurent Bayle, actuel valeureux président de la Philharmonie, auquel Boulez a confié le bébé depuis plusieurs décennies, a tenu bon, la construction de cet immense édifice ayant déjà battu des records de retards. Une salle aérienne… Donc, mercredi soir, en présence de François Hollande, de Manuel Valls et d’un grand nombre de personnalités politiques, nous avons pu explorer la Terre promise. Première impression : l’immensité et la complexité de cette géographie diversement colorée qui s’épanouit de part et d’autre du plateau central, selon le modèle « d’une salle enveloppante modulable et aérienne », nous dit le programme… Après avoir banni le théâtre à l’italienne (modèle Garnier) et abandonné la relation frontale public-scène (modèle Théâtre de la Ville), nous vivons dans l’ère de l’enveloppement (modèle Philharmonie de Berlin). Pour juger du résultat, il faudra multiplier les visites et, secouru par la bonne volonté d’ouvreuses très expertes, changer de place à chaque fois. La mariée est trop belle Deuxième impression : l’acoustique ? C’est l’Orchestre de Paris, nouveau résident, qui joua (brillamment) les cobayes pour ce premier soir. Présence fabuleuse du son, définition hallucinante de chaque instrument ! On oublie la vastitude du lieu tant et si bien que lorsque la harpiste attaque un bref solo dans le deuxième mouvement du Concerto en sol de Ravel, j’ai l’impression, en fermant les yeux, qu’elle est assise à mes côtés, qu’elle ne joue que pour moi. Comme disait Stravinsky, « Il faut voir la musique », et ce que je vois ne correspond pas à ce que j’entends. La mariée est trop belle, me direz-vous. Non, mais une salle de 2 400 places (assises) ne se manipule pas facilement. Installé, en effet, il y a quelques mois dans le nouvel auditorium de Radio France (seulement 1500 places…), je n’avais pas ressenti ce décalage. Sujet de réflexion : aujourd’hui, alors que les circuits de diffusion musicale ont explosé, est-il légitime de multiplier la capacité d’accueil de nos salles de concerts ? D’autant que, malgré quelques astuces (places d’un prix plus accessible, horaires retardés, programmation très, très classique, promotion savamment ciblée), rassembler chaque soir 2 400 auditeurs (à proximité du périphérique, de surcroît) n’est pas gagné d’avance. En tout cas, c’est une belle aventure qui est promise aujourd’hui à l’Orchestre de Paris qui, pour le premier soir, placé sous la baguette très efficace de son directeur Paavo Järvi, s’est surpassé dans un programme d’une longueur très inhabituelle — bonne excuse pour les ex-ministres et ministres en fonction qui se sont éclipsés à l’entracte. Ils ont raté la création du Concerto pour orchestre, soigneusement agencé, de Thierry Escaich, et une deuxième Suite de Daphnis et Chloé, proprement irrésistible. Curieux de constater la place de Ravel (cet insolent, qui refusa, lui aussi, en son temps la Légion d’honneur) dans les célébrations officielles. Ravel, deux fois joué mercredi : Daphnis et le Concerto en sol (très joliment interprété en soliste par Hélène Grimaud), Ravel déjà abondamment joué lors de l’inauguration de la salle de la Maison ronde… Edgar(d) Varèse, subrepticement à l’honneur avec son curieux “Tuning up” (DR) Mieux qu’une galéjade Quant au reste du programme : à défaut d’une œuvre de Pierre Boulez, lequel, si le chantier avait évité de jouer les prolongations, aurait sûrement dirigé ce concert, on a découvert au début de la soirée le nom d’un compositeur français majeur, pas vraiment reconnu comme tel dans son pays de naissance (pas davantage, d’ailleurs, aux Etats-Unis, son pays d’adoption) : Edgar (ou, Edgard, si vous préférez, l’intéressé ayant alterné les deux signatures) Varèse, dont le bref Tuning Up, qui mêle accord des instruments et citations diverses, est mieux qu’une galéjade. Suivront le Nocturne pour violon et orchestre d’Henri Dutilleux (avec Renaud Capuçon en soliste) et des extraits du Requiem de Gabriel Fauré, permettant de braquer les projecteurs sur le Chœur de l’Orchestre de Paris. Applaudissements nourris à la fin du concert, course pour trouver un taxi et reprendre, balayé par le vent, le parcours du combattant. Moins facile qu’à Pleyel, certes ! Pierre Boulez en 2002 – l’homme, qui n’a jamais mâché ses mots ! (DR) « L’argent, un faux prétexte » ! J’imagine que Pierre Boulez, dans sa résidence de Baden-Baden, a pensé avec nostalgie à cette soirée que nous lui devons, et dont il n’aura que des échos. Voilà, à ce sujet, ce qu’il me disait prémonitoirement il y a quinze ans (« Pierre Boulez-Eclats 2002 », Ed. Mémoire du Livre) » : « Il manque dans cette Cité de la Musique (aujourd’hui Philharmonie 2) un grand espace de concerts disposant de tous les moyens, c’est-à-dire les annexes, les salles de répétitions, les studios pour les musiciens, etc., tout ce qui sert à l’exploitation. Mais cette salle de concerts ne peut pas être bâtie sur le modèle du XIXe siècle, et nécessite donc une réflexion avec l’architecte choisi (…) - Tout cela, dit-on, coûte des fortunes…. - Non, l’argent est un faux prétexte. Je connais les chiffres. On aurait pu déjà lancer le projet, si on en avait eu la volonté. Le problème du budget, c’est une question de ventilation ; on a sans doute estimé que certaines opérations étaient plus urgentes, en tout cas en termes de bénéfices politiques directs. Il faut dire les choses comme elles sont. On parle de démocratisation de la culture et je sais très bien ce que cela signifie : une espèce de populisme bon marché, qui fait croire que l’on agit [...] Ce qui est pénible dans ce populisme, c’est le mépris. » Et, au chapitre des atermoiements dont l’histoire de la Philharmonie est un cas d’école : - Ce qui me désole, et que j’ai constaté à plusieurs occasions, c’est qu’un homme politique prend une décision qui conduit à un début d’exécution et que son successeur, qui appartient au bord opposé, démolit tout ce que l’autre a fait précédemment. Et vice-versa. Je trouve cela non seulement stupide, mais financièrement, c’est un désastre [...] Alors ces politiques qui ont de bonnes intentions financières sont finalement les pires dépensiers parce qu’ils arrêtent un projet ou le modifient simplement pour manifester leur mauvaise humeur à l’égard de leur prédécesseur. Moi, j’aurais tendance à les tenir responsables sur leur fortune personnelle des aléas qu’ils ont créés par leur humeur politique. » C’est dit ! Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans Diapason, numéro de janvier 2015 : « Ce jour-là, 28 mars 1842 : le premier concert de l’Orchestre Philharmonique de Vienne»

Musique classique et opéra par Classissima



[+] Toute l'actualité (Hélène Grimaud)
24 mai
Carnets sur sol
17 mai
Resmusica.com
2 mai
La musique classique
26 mars
Le blog d'Olivier...
21 févr.
Le blog d'Olivier...
16 janv.
Les blogs Qobuz
15 janv.
La lettre du musi...
30 déc.
Carnets sur sol
17 déc.
Resmusica.com
29 nov.
Resmusica.com
19 nov.
Classiquenews.com...
25 sept.
Le blog d'Olivier...
24 août
Carnets sur sol
28 juil.
Resmusica.com
11 juin
Google Actualité ...
11 juin
Google Actualité ...
9 avril
Resmusica.com
17 mars
Resmusica.com
2 janv.
Resmusica.com
3 déc.
Le blog d'Olivier...

Hélène Grimaud
Anglais (US) Anglais (UK) Espagnol Allemand Italien




Grimaud sur le net...

Helene.Grimaud - Envoye.Special.

 Reportage [FR]

 

Helene.Grimaud - Envoye.Special.



Hélène Grimaud »

Grands interprètes

Piano Resonances Bach Rachmaninoff Chopin Beethoven Brahms Schumann Loups

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...